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Les multiples usages de l’hypnose, ses bienfaits,
mais aussi les fantômes qu’elle véhicule, ne sont pas l’apanage de notre
époque. Déjà dans l’Egypte des Pharaons, les prêtres l’utilisaient d’une
manière ambivalente pour soigner, également pour améliorer leur clairvoyance.
Au cours des siècles, et sous de nombreuses latitudes, chamans, sorciers ou
druides ont encore fait appel à elle pour mieux prédire l’avenir ou accomplir
des guérisons "miraculeuses".
Après un long oubli, elle renaît, prospère,
conquiert les meilleurs esprits du Siècle des Lumières, puis séduit Charcot et
Freud. Elle vole alors au secours de l’esprit et du corps dont elle sait
combattre les douleurs, avant d’être chassée de la médecine officielle quand
apparaît un puissant analgésique, le chloroforme. Réduite à amuser la galerie
par des charlatans de foire, elle est alors moquée, décriée, méprisée.
Aujourd’hui, grâce à des travaux scientifiques menés
dans le monde entier, elle a de nouveau droit de cité dans l’arsenal
thérapeutique. Nous allons donc voir ce qu’est l’hypnose et quels sont ses
champs privilégiés
L’hypnose est un état naturel, physiologique et
spontané que nous pouvons expérimenter tous les jours, tout simplement lorsque
nous sommes «dans la lune », ou bien encore lors des périodes
d’endormissement ou de réveil lorsqu’on flotte entre l’éveil et le sommeil.
L’hypnose est donc un état modifié de conscience différent de l’état de
sommeil, mais présentant au niveau électroencéphalographique un tracé identique
à l’état de veille.
Il existe différents états hypnotiques allant de la
transe légère ou le sujet croit entendre, ressentir et vivre consciemment toute
la séance, à des états profonds léthargiques ou de somnambulisme avec amnésie
totale post-hypnotique
Le thérapeute a pour tâche, à l’aide de certaines
techniques spécifiques de communication, qui relèvent de l’art et du
savoir-faire, de permettre au sujet d’obtenir cet état modifié de conscience de
profondeur légère ou moyenne (le somnambulisme étant le mode de travail des
hypnotiseurs de spectacle), puis d’amplifier cet état et surtout de l'utiliser
à des fins thérapeutiques ou analytiques.
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